Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 12:07

  La tuerie d'Oslo est un drame épouvantable. Une centaine de personnes ont été tuée, par un homme seul, un exalté, un dérangé... en tous cas apparemment.

  Ce drame a été immédiatement récupéré, les chacals se sont rués sur l'occasion. Les coupables sont connus : les nationalistes, les populistes, les catholiques traditionalistes (il est vrai que les autres, soumis - on dit islam en arabe - sont bien inoffensifs) et les sites internets gravitant dans la "fachosphère" comme ils disent.

  Tout d'abord, nous ferons remarquer que Anders Breivik, chargé de haine anti-musulmane a posé une bombe qui a tué et blessé des gens au hasard. Puis, il est allé canarder des membres d'un parti de gauche (peu favorable entre autre à l'État d'Israel), majoritairement norvégiens de souche et non musulman. Je déteste les fourmis, donc je tue les araignées ?!

  Les questions qu'il convient donc de se poser sont : quels sont les réelles motivations de ce type, ne serait-il pas très légèrement manipulé, et enfin, à qui profite le crime ?

 

Quotidien Présent du mercredi 17 août 2011 :

 

  Dans son éditorial du Nouvel Observateur de cette semaine Jean Daniel dévoile, dénude devrait-on plutôt dire, les fils de l’abjecte manipulation contre les droites nationales, que la gauche essaie de relayer depuis maintenant un mois à l’abominable tuerie d’Oslo. Selon ceux qui ourdissent cette machination ce sont les mouvements nationaux, et eux seuls, qui auraient enseigné à Anders Breivik sa haine contre les musulmans. Ces droites propageraient le soupçon que les musulmans, héritiers « des combats séculaires de leurs ancêtres contre les nations chrétiennes », continueraient cette guerre contre l’Occident, par le truchement pacifique mais conquérant de l’immigration-invasion. Et l’éditorialiste du Nouvel Observateur de revenir obsessionnellement sur ce qu’il appelle la « sordide provocation » de Jean- Marie Le Pen. « Le fondateur du Front national aura toujours considéré qu’il y avait dans tout immigré un danger potentiel et dans tout immigré musulman un pollueur de la nation française. » Et de rattacher bien sûr l’actuelle présidente du Front national aux propos de son père : « Il faut proclamer, et solennellement, que la doctrine du Front national, quels que soient les habits neufs dont il se pare, demeure un poison contre lequel il faut s’immuniser. » 

Dans cet exercice de calomnie et d’amalgame, il s’agit en somme de transformer le dément norvégien Anders Breivik en une sorte de pylône électrique désintégrateur vers lequel on pousse le plus possible ses adversaires, afin de les électrifier, moralement et politiquement. Anders Breivik étant qualifié de « proche de l’extrême droite », tous ceux qui portent cette étiquette, collée évidemment de façon très arbitraire, puisqu’elle peut aller de groupuscules nazis à la Droite populaire (collectif de députés situé à l’aile droite de l’UMP, dont Harlem Désir a déjà demandé la dissolution) en passant par le Parti du progrès de la norvégienne Siva Jensen ou le Front national de Marine Le Pen, se trouvent ainsi menacés d’électrocution civique. Une exécution collective sur la chaise électrique de la stigmatisation installée au milieu de l’île d’Utoeya.


« Des actes barbares et lâches »

 

 Reprenons les choses dans l’ordre chronologique. Marine Le Pen, dès le lendemain du carnage, faisait part à la presse de son émotion et de son chagrin. « Le FN condamne ces actes barbares et lâches et exprime sa totale solidarité avec le peuple norvégien. » On ne peut être plus clair. Sept jours plus tard, dans son journal de bord, Jean-Marie Le Pen exprimait une autre facette de l’émotion suscitée par ce massacre de jeunes gens : la colère que légitimement lui inspirait « la naïveté » du gouvernement norvégien qui, par une sorte de pacifisme utopique, a réduit ses effectifs policiers, préalablement désarmés, au point que le tueur fou a pu tranquillement trucider 76 personnes pendant une heure et demie, sans être interrompu. Tous nos lecteurs connaissent bien sûr la fameuse réplique de Fouché, lorsque Napoléon demanda à son ministre de l’Intérieur s’il était vraiment en mesure de découvrir d’éventuels complots se tramant contre sa personne : « Sire, si deux hommes complotent contre vous, je le saurai. Mais dans le cas d’un homme seul, je ne peux rien vous promettre. » On ne peut pas reprocher, en effet, à la police norvégienne de n’avoir pas anticipé les actes du fou meurtrier. En revanche, son retard à intervenir pour empêcher la continuation et la perpétuation de ces actes meurtriers durant une heure et demie est proprement scandaleux. Il dénote un dysfonctionnement des forces de l’ordre qui est bien sûr la conséquence et le reflet matériel du dysfonctionnement idéologique de ce gouvernement social-démocrate. Une idéologie que certains voudraient importer chez nous. C’est ce qu’a dit Jean-Marie Le Pen. Et cela dénote l’expression d’une colère devant cette accumulation de morts dont on peut dire que plus des trois quarts furent également victimes du long atermoiement des forces de police, administrativement désorganisées, à intervenir. Si les tueurs avaient été deux ou trois, c’est-à-dire des terroristes non déments, cesont sans doute tous ceux présents sur l’île qu’ils auraient eu le temps d’assassiner. Avant de disparaître. « La Norvège est un petit pays sympathique (…) qui n’a pas pris la mesure du danger mondial que représente d’abord l’immigration massive (…) mais aussi le terrorisme qui est un phénomène mondial. » C’est cette constatation faite par Jean-Marie Le Pen et sans doute par des millions de personnes à travers le monde, que Jean Daniel appelle « une sordide provocation ».

 Quant à voir « dans tout immigré musulman un pollueur de la nation française », le fondateur du Nouvel Observateur prête à la droite nationale française des sentiments et des mots qui ne sont pas les siens. Nous n’assimilons pas les immigrés à quelques algues vertes toxiques. Mais l’immigration massive, permanente et incontrôlée – en l’occurrence le nombre, pas l’individu – est ressentie par la plupart des Français, et à notre avis avec juste raison, comme une menace invasive et déstabilisatrice. Ce sont les masses laborieuses qui depuis un demi-siècle maintenant, prennent cette immigration en pleine figure, avec le sentiment qu’elle les chasse de leur territoire et menace leurs emplois dans un temps où ceux-ci sont déjà en train, pour des raisons économiques, de se raréfier.

 D’autre part, que ce soit en France ou en Europe, les musulmans sont effectivement très largement majoritaires parmi les immigrés. Or, l’islam, Jean Daniel le sait mieux que quiconque, est un absolutisme dont  les Français voient avec inquiétude les fidèles occuper peu à peu leur espace publique. Avec le déploiement de tous les signes distinctifs qui sont les leurs, affichant avec ostentation des croyances, non pas seulement différentes, mais opposées aux nôtres. Est-ce que Jean Daniel et ceux qui pensent comme lui – nombreux dans les classes dirigeantes, médiatiques et universitaires – souhaitent vraiment que la France change d’identité ? Qu’elle abandonne sans barguigner son passé, son histoire, son mode de vie pour faire place à eux des nouveaux arrivants ? Même s’ils n’appartiennent ni au microcosme parisien ni aux cercles de la gauche caviar, dont les adeptes habitent des quartiers où les immigrés sont généralement absents ou très peu nombreux, beaucoup de Français modestes, où appartenant à ce que Céline appelaient comiquement les classes « moyenneuses » ne sont pas prêts, eux, à accepter cet exode à rebours en train de se faire sur leur dos. Avec la complicité d’une petite coterie de dirigeants idéologues. Et la passivité de l’immense majorité de politiciens amorphes. La folie exterminatrice d’un dément norvégien ne changera rien à la détermination de ceux qui veulent s’opposer à immigration-invasion pour en inverser le cours. Cela ne se fera évidemment pas en assassinant des innocents (ou même des coupables politiques) mais en changeant des textes de lois et l’idéologie qui les a inspirés. Avec notamment pour objectif principal le souci d’éviter que cette immigration de peuplement ne dégénère un jour, à long ou moyen terme, en guerres civiles. C’est ça le combat des droites nationales et il se fait par le verbe et le déploiement des arguments, pas par les armes à feu.

Certains m’objecteront peut-être que tous les immigrés qui nous arrivent du Sud, qu’ils soient d’Afrique noire, Arabes, Turcs ou Maghrébins ne sont pas tous forcément mahométans. C’est vrai. Pour paraphraser le regretté Audiard : il existe aussi des poissons volants, mais ce ne sont pas la majorité de l’espèce.

 Anders Breivik, dont la folie était tourneboulée par l’islamisation de son pays, a certes emprunté des phrases, souvent d’ailleurs détournées de leur contexte, aux mouvances nationalistes. Mais bien plus qu’aux mouvements dits « populistes » ou qu’à l’extrême droite nostalgique d’un Troisième Reich mythifié, cet admirateur inconditionnel d’Israël se réfère surtout aux extrémistes sionistes. Il voyait dans l’Etat hébreu « un rempart contre l’islamisme ». Une admiration sans bornes qui le poussa même à se faire photographier en arborant, sourire aux lèvres, l’étoile de David. Israël avant-poste de l’Occident en terre musulmane ? C’est une opinion que j’ai jadis partagée, même si depuis j’en suis très largement revenu. Pour autant Jean Daniel voit-il dans le sionisme, même sous sa forme la plus extrémiste, « un poison contre lequel il faut s’immuniser ? ». Souhaite-t-il placer également les sionistes, auxquels se référait le paranoïaque Breivik, sur la chaise électrique que les techniciens de la calomnie qui tue sont en train de bricoler sans vergogne sur l’île d’Utoeya, pour tenter d’y asseoir les tenants de la droite nationale ? Non. C’est une infamie, une désintégration morale qu’il réserve, comme toute la gauche, aux seuls adversaires du multiculturalisme. Question : et si demain un fou de n’importe quel pays européen, allait « dessouder » en masse des militants nationaux sous prétexte qu’il faut éradiquer « le poison mortel » dont ils seraient les vecteurs, conscients ou inconscients, que ferait Jean Daniel ? Applaudirait-il, ou irait-il s’asseoir de lui-même sur la chaise électrique de l’infamie qu’il aura, de toute son influence, aidé à monter sur l’île d’Utoeya ?

Jean Cochet

 

Par Radioclas - Publié dans : Désinformation/Manipulation - Communauté : BLOGS NATIONALISTES FRANCAIS
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